Retrouver sa lumière : le parcours de Mélanie Welsch, coach holistique et thérapeute en kinésiologie intuitive
- maisonfami
- 9 juin
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Il y a des personnes qui choisissent leur métier très tôt. Puis il y a celles qui y arrivent à travers la vie, les épreuves, les remises en question et les détours inattendus. Pour Mélanie Welsch, devenir thérapeute n’était pas un plan de carrière. C’est un chemin qui s’est dessiné à travers ses propres traversées émotionnelles, sa quête de sens et son besoin profond de comprendre l’humain autrement.
Avant d’accompagner les autres, Mélanie travaillait dans le domaine pharmaceutique comme chimiste. Son quotidien consistait à développer des méthodes d’analyse pour les médicaments, les produits de beauté et différents produits injectables. Un travail stimulant intellectuellement, précis, structuré, dans lequel elle performait bien. Pourtant, malgré la stabilité et les responsabilités qu’on lui confiait, quelque chose manquait déjà. Ce qu’elle aimait profondément, ce n’était pas seulement la science : c’était les humains derrière tout ça. Les relations, les équipes, les échanges, le fait de comprendre ce qui anime les gens.
À l’époque, elle ne savait pas encore que cette sensibilité allait un jour devenir le cœur de son métier.
Tout a réellement basculé après la naissance de son premier enfant, en 2016. Comme beaucoup de femmes en France, Mélanie reprend rapidement le travail, convaincue qu’il faut continuer, avancer, gérer. Mais intérieurement, quelque chose se fissure peu à peu. Elle traverse alors une importante dépression postpartum. Un état qui s’installe lentement, presque silencieusement, jusqu’au moment où elle réalise que ses pensées deviennent inquiétantes.
Elle raconte qu’à un moment, elle a eu cette pensée : « Que je sois là ou pas, ça ne changerait rien. » C’est ce moment-là qui déclenche une prise de conscience. Son entourage comprend qu’elle a besoin d’aide et elle commence alors une psychothérapie. Pendant un an, elle parle, elle met des mots sur ce qu’elle vit, elle comprend beaucoup de choses sur son fonctionnement. Cette étape est importante et nécessaire. Elle lui permet notamment d’accepter quelque chose de très difficile pour elle : dire qu’elle ne va pas bien et accepter d’être aidée.
Mais malgré tout, il reste un vide.
Elle comprend pourquoi elle souffre, mais elle ne sait toujours pas comment transformer concrètement ce qu’elle vit. Elle avance, mais quelque chose reste bloqué.
En 2018, elle arrive au Canada avec sa famille. Nouveau pays, nouvelle vie, nouveau départ. Pendant un temps, le changement apporte un certain souffle. Elle retrouve du travail dans son domaine, recommence à construire quelque chose ici, mais au fond, le malaise n’est jamais complètement parti. Puis vient une deuxième grossesse, vécue en pleine pandémie. L’isolement, la charge mentale, l’éloignement de la famille, le manque de soutien et une grossesse difficile viennent raviver des blessures déjà présentes.
C’est à ce moment-là qu’un ostéopathe lui parle pour la première fois d’une approche plus globale. Il sent qu’au-delà du physique, quelque chose d’émotionnel demande à être entendu. Mélanie reste sceptique. Scientifique de formation, elle ne se reconnaît pas du tout dans les approches énergétiques ou intuitives. Pourtant, elle accepte de rencontrer une thérapeute en kinésiologie intuitive et coaching holistique.
Cette rencontre va changer sa vie.
Ce qui la marque immédiatement, c’est qu’on ne s’arrête pas seulement au mental ou à l’analyse. On va chercher les déclencheurs, les croyances, les schémas répétitifs, les émotions qui restent coincées dans le corps. Pour la première fois, elle a l’impression qu’on ne fait pas que comprendre ce qui ne va pas : on agit réellement dessus.
En seulement quelques séances, elle ressent des changements profonds.
Petit à petit, Mélanie reconnecte aussi avec une partie d’elle-même qu’elle avait mise de côté depuis longtemps. Une grande sensibilité aux autres, une intuition très forte, une capacité naturelle à ressentir ce que les gens vivent. Enfant déjà, elle percevait certaines choses intuitivement, mais comme beaucoup de personnes sensibles, elle avait appris à les taire pour rentrer dans les cases, pour être « normale », pour ne pas déranger.
Cette fois, au lieu d’étouffer cette partie d’elle-même, elle décide de l’explorer.
Elle entreprend alors une formation en kinésiologie intuitive, coaching holistique et accompagnement émotionnel. Une décision qui, à ce moment-là, semble presque irrationnelle. Elle n’a pas vraiment l’argent, elle ne sait pas exactement où cela va la mener, mais quelque chose en elle sait qu’elle doit y aller.
Très rapidement, tout fait sens.
Avant même la fin de sa formation, Mélanie quitte son emploi de chimiste pour se consacrer entièrement à cette nouvelle voie. Comme beaucoup d’entrepreneurs dans le milieu du mieux-être, les débuts sont loin d’être simples. Trouver sa place, se rendre visible, parler de ce qu’elle fait, développer une clientèle… tout cela demande du temps. Après une période plus difficile financièrement, elle reprend même un travail en chimie pendant quelques années tout en continuant ses accompagnements le soir et les week-ends.
Avec le recul, elle voit aujourd’hui cette période autrement. Non pas comme un échec, mais comme une étape nécessaire pour retrouver de la stabilité et construire quelque chose de solide.
Aujourd’hui, dans sa pratique chez Maison FAM’i santé intégrative, Mélanie accompagne principalement des femmes qui ressentent qu’elles se sont un peu perdues en chemin. Des femmes qui ont porté énormément pour les autres, qui ont parfois oublié qui elles étaient avant d’être mères, conjointes, professionnelles ou pilier de leur famille.
Certaines viennent la voir parce qu’elles traversent un burnout, une séparation, un postpartum ou une grande transition de vie. D’autres viennent simplement avec cette sensation difficile à expliquer : « Ma vie va bien… mais il manque quelque chose. »
Son approche mélange naturellement coaching holistique et kinésiologie intuitive. Elle ne sépare pas vraiment les deux, parce qu’elle considère que tout est lié. Certaines personnes ont besoin de parler davantage et de mettre de la conscience sur ce qu’elles vivent. D’autres sont déjà très conscientes de leurs schémas et ont surtout besoin de libérer ce qui reste bloqué à l’intérieur. Chaque séance s’adapte donc à la personne, à son rythme et à ce qui est présent dans le moment.
Mais au-delà des outils, ce qui revient souvent dans les témoignages des personnes qu’elle accompagne, c’est cette sensation de reconnecter avec elles-mêmes.
Pour expliquer ce qu’elle fait, Mélanie utilise souvent une image très simple : celle de la recherche d’or. Selon elle, chacun possède déjà sa propre pépite à l’intérieur. Avec le temps, les blessures, les peurs, les croyances et les expériences de vie, cette lumière finit parfois par être recouverte de couches de poussière, de boue ou de bruit mental. Son rôle n’est pas de transformer les gens en quelqu’un d’autre. Son rôle est simplement d’aider à enlever ce qui empêche déjà cette lumière d’être visible.
Et c’est probablement ce qui résume le mieux son approche : créer des espaces où les gens peuvent enfin se déposer, respirer, comprendre ce qu’ils vivent et se reconnecter à qui ils sont profondément.
En plus des accompagnements individuels, Mélanie organise également des ateliers, événements de groupe et retraites immersives autour du mieux-être, de l’introspection et de la reconnexion à soi. Pour elle, le groupe possède une force particulière : celle de réaliser qu’on n’est pas seul, que d’autres vivent des émotions similaires et qu’il est possible de s’ouvrir sans jugement.
Parce qu’au fond, son travail ne consiste pas seulement à accompagner des émotions ou des blocages. Il consiste surtout à redonner aux personnes l’espace d’être pleinement elles-mêmes.




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